ANR Metason

La problématique générale de ce projet était de définir la meilleure stratégie susceptible d’informer, au moyen du son, sur les évolutions d’un système dynamique dans un contexte cognitif spécifique.

– Comment avertir les piétons du danger potentiel d’un véhicule silencieux?
– Comment peut-on aider à une meilleure maîtrise de conduite des véhicules silencieux?
– Mon stylo connaît la qualité graphique de mon geste d’écriture, comment peut-il m’en informer?

Ces questions, qui semblent à première vue dissociées, relèvent en fait d’une problématique générale. Il s’agit en effet de définir la meilleure stratégie susceptible d’informer les personnes sur les évolutions d’un système dynamique (ici le véhicule ou le geste d’écriture) dans un contexte cognitif spécifique (en situation de piéton, de conducteur ou de scripteur). Le son est une modalité sensorielle qui prend toute sa valeur dans de telles situations. En effet, le son n’existe qu’à travers le temps et se prête ainsi à l’expression des caractéristiques dynamiques. De plus, le son informe de façon naturelle sur ce qui est également hors de notre champ de vision et permet de fait de révéler l’invisible.

Le projet MetaSon proposait une véritable investigation des questions fondamentales à la base d’une utilisation optimale des sons dans le contexte de la réalité augmentée, par le biais de deux applications riches en raison des contraintes qu’elles imposent et des retombées industrielles et sociétales qu’elles sous-tendent :

– Quels sons pour les automobiles du futur ? Il s’agit ici d’appréhender les ruptures acoustiques liées aux nouvelles chaînes de tractions (moteurs hybrides/électriques) et de proposer des sons adaptés aux attentes et aux contraintes sécuritaires et environnementales pour l’aide à la maîtrise du véhicule (sons dans l’habitacle) et la protection des personnes exposées au risque de collision (sons extérieurs).

– Quels sons pour informer de la justesse du geste d’écriture ? Les troubles dysgraphiques sont le plus souvent associés à une mauvaise cohérence entre le geste d’écriture et la tâche graphique. Le son, en raison de son inhérence dynamique et de sa composante ludique, est une modalité de choix pour sonifier le geste et ainsi aider les enfants à surmonter leur handicap en les informant sur la justesse de leur propre dynamique d’écriture.

Coordinateur :
Richard Kronland-Martinet

Partenaires :
Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique (LMA)
Laboratoire des Neurosciences Cognitives de la Méditerranée (INCM)
Peugeot-Citroën Automobiles (PCA)

Dates :
2011 – 2013

Pour plus d’informations, visitez le site web du projet